SAVOIR UTILISER L’OUTIL À SA DISPOSITION!

Homo-Morisiana n’est pas, maleureusement, une espèce en voie de disparition. Semilingue, ne maitrisant pas la littératie (competence liée à la lecture et l’écriture), il est persuadé, neanmoins, qu’il est ‘boukouboukoulingue’, son expression favourite pour ‘polyglotte’. Sa grande fierté c’est les symboles politiques qui decorent les bulletins de vote.

Il déteste les préjugés, d’ou son rêve d’être français de souche aristocratique, indien de la caste brahmanique, arabe de sang sultanesque; il refuse de s’identifier aux africains qui ressemblent trop à des ‘zakos’.

Il sait tout sans passer par des études; sa grande fierté c’est que Dieu fit de Maurice le modèle pou construire le paradis – la boutade de Mark Twain est comprise littéralement.

Il a une langue, qui se developpa sur la terre mauricienne, qu’il méprise; sa langue maternelle est source de honte.

C’est tout cela le Homo-Morisiana.

Soudain, une petite bête est venu le destabiliser. Il a besoin de cette langue tant meprisée pour comprendre son prédicament et pour apprendre à faire face aux problèmes qu’il confronte.

Helas, la culture orale est insuffisante. La littératie est indispensable. 70% de la tribu Homo-Morisiana ne savent ni lire, ni écrire – mais il ne faut jamais le lui dire car ça va le rendre furax.

La nécessité de confinement rend obligatoire l’utilisation de nouvelles technologies pour la communication et les transactions qui, ne l’oublions pas, rend imperatif l’usage de la littératie. Officiellement cela ne devrait pas poser de probleme car les chiffres (falsifiés-mensongers-truqués) officiels vantent les prouesses langagières de monsieur et madame Homo-Morisiana.

Cette mechante petite bete, COVID-19, qui a reussi a paralyser l’economie néo-liberale mondiale echouera dans sa tache à faire comprendre l’importance de la langue maternelle dans l’aprentissage de la littératie aux geants intellectuels qui sont de la race superière de souche Homo-Morisiana.

Ils continueront à dire: “Mwa zé né koz pa lépatwa kréol. Zé koz-koz léfransé; zé debrouy-debrouy langlé.”

24.03.20

VOUS AVEZ DIT ‘AUTOGESTION’?

Depuis des décennies, les agents politiques du néo-liberalisme et son frère siamois, le fascisme, nous assomment à coup de slogans propagandistes et ont reussi à faire croire aux masses incultes et crédules qu’ils detiennent la clé du bonheur.

Leur message se résume à quoi?
• Rien ne doit restreindre le pouvoir magique et divin du capitalisme éternel et omnipotent;
• La globalisation sacro-sainte, c.-à-d. pouvoir absolu aux milliardaires;
• Privatisation et dérégulation.

Mais à chaque fois qu’un probleme fait surface, on oublie vite ses mantras. Il faut faire oublier la crise des subprimes quand le pouvoir politique est venu à la rescousse de l’économie. Que se passe-t-il aujourd’hui? Encore une fois, le pouvoir magique de la version neoliberale du capitalisme vole en éclats. La petite bête, COVID-19, a fait tomber le masque. L’economie neo-liberale est en fait un miserable ‘katiak-charli’.

Les agents politiques du neo-liberalisme chez nous, majoritaires au MSM, au Ptr, au MMM et au PMSD, soutiennent la thèse que l’état doit utiliser l’argent publique – notre argent – pour porter les soins necessaires au grand malade qu’est le système capitaliste. Ils ont le culot de nous faire croire que les corporations, sans peur et sans reproche, sont les vrais saints-sauveurs.

Financés par ces mêmes corporations, ils ne peuvent pas dire le contraire. Pour les Trumps, Modis, Bolsonaros et autres Netanyahu et leurs acolytes mauriciens, les problèmes ecologiques sont du domaine des ‘fake-news’, une invention des ‘gauchistes’. Pour eux, développement veut dire CROISSANCE ECONOMIQUE SANS CESSE GRANDISSANTE. Notre chère planète TERRE, mère-nourricière, n’est qu’un objet inerte à être utilisé, exploité, malmené, defiguré et violé.

Poutant des grands penseurs tels que James Lovelock, William Golding et le Pape Francois nous ont averti du danger qui nous menace mais nous préférons faire la sourde oreille. Ҫa nous arrange!

Comme disait l’autre, “Sanepepasekontinie”! On peut imaginer une autre facon de vivre ou cupidité et égoisme sont remplacés par solidarité et partage, ou economie rime avec ecologie, ou culture et nature sont complementaires, ou on reçoit selon ses besoins et on donne selon ses moyens.

COVID-19 nous a fait comprendre que notre survie depend d’une nouvelle vision du monde ou l’autogestion integrale sera le fondement d’une nouvelle civilisation de fraternité et de sororité.

24/03/20